ELS DILLUNS DE CINEMA EN VOS · 4 DE FEBRER

DILLUNS 4 DE FEBRER A LES 20.00 h

LE CHAT DU RABBIN de Joann Sfar i Antoine Delesvaux (2011)

dilluns 4 febrer 2013

Amb les veus de: François Morel, Maurice Bénichou, Hafsia Herzi i Mathieu Amalric – 1h40

Sinopsis: Alger, anys 20. El rabí Sfar viu amb la seva filla, un lloro i un gat trapella que es menja el lloro i comença a parlar per no dir més que mentides. El rabí el vol allunyar, però el gat està disposat a tot per restar al costat de la seva mestressa… fins i tot a fer la seva Bar Mitsva!

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Crítica: Premiat a Annency i amb el Cèsar al millor llarg d’animació, Le chat du rabbin adapta lliurement una novel·la gràfica de Joann Sfar, que ha canviat el paper per la gran pantalla. Colorit, fresc i impertinent, és un conte filosòfic tan divertit que la novel·la es va traduir a 15 llengües i va vendre més d’un milió d’exemplars. Després dels contes de La Fontaine, tenim clar que quan els homes no gosen parlar, els animals prenen el relleu, i aquest gat no té pèls a la llengua!

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Amb una barreja admirable de religió, amor i humor sota la forma d’un gat tan xerraire com impertinent, van sorgint les reflexions contra la bestialitat humana i l’èmfasi en aquelles coses que compartim. En paraules del director, “el que m’ha sorprès, és que molts religiosos han vingut a veure el film i han rigut pels descosits! Estic content que hagin comprès que riem amb ells, no contra ells. Només l’humor no arreglarà tots els problemes, però deixar constància d’allò que tenim de comú, és sempre un bon inici”.

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Synopsis : Alger, années 1920. Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya, un perroquet bruyant et un chat espiègle qui dévore le perroquet et se met à parler pour ne dire que des ensonges. Le rabbin veut l’éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester auprès d’elle… même à faire sa bar mitsva ! Le rabbin devra enseigner à son chat les rudiments de loi mosaïque !

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Critique : Un chat qui parle ? Non pas l’animal anthropomorphe des cartoons façon Walt Disney, mais un matou philosophe qui, avant d’acquérir la parole, a appris à lire et réfléchir sur les ­genoux de son maître, paisible rabbin dans l’Algérie des années 1920.

Un chat qui pense, goûtant la rhétorique et l’exégèse enseignées par l’étude du Talmud. Et surtout un chat qui juge, parfois sans indulgence, les adultes qui l’entourent, tour à tour colons crétins ou religieux intolérants…

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Best-seller en librairie – cinq aventures depuis 2002, neuf cent mille exemplaires vendus -, Le Chat du rabbin, qui fit de Joann Sfar le chef de file d’une « nouvelle bande dessinée » française, s’anime sur grand écran. C’est le deuxième film de l’auteur de Gainsbourg (vie héroïque), coréalisé avec un spécialiste de l’animation, Antoine Delesvaux. L’animation, justement, est douce et fluide : le crayonné pagailleux de Sfar, son goût pour des cases bien remplies, laisse place à une image nettement plus « ligne claire », sans pour autant chercher le réalisme (à l’image de la 3D, qui superpose joliment les à-plats, façon conte oriental).

Dans des décors mordorés (belle ouverture sur le port d’Alger) s’agitent des personnages hauts en couleur : le rabbin Sfar, homonyme de l’auteur, sa jolie fille Zlabya, un peintre russe qui a fui les pogroms, un cheikh musulman plein de sagesse… Tous cohabitent, quelle que soit la confession de chacun, témoignant d’une douceur de vivre, d’un monde où la parole, gage de sagesse, suffirait à résoudre les conflits.

Le scénario réunit les deux premiers et le dernier album de la BD. D’abord une chronique souriante de la vie algéroise : « révélation » vocale du chat, qui réclame de faire sa bar-mitsva (question de cours rabbinique : le félin bavard d’un juif est-il juif ?) ; épreuve officielle à laquelle se soumet son maître pour garder son rabbinat ; arrivée tonitruante du cousin Malka, légende de l’Atlas, flanqué de son très gros chat – un lion. Ensuite, l’aventure : la traversée de l’Afrique en autochenille à la recherche d’un mythe, la Jérusalem miraculeusement préservée des Falashas d’Ethiopie. Cette terre d’asile existe-t-elle seulement ?

C’est par le son que le film s’impose. Musique qui mêle rythmes klezmers et inspira-tion arabo-andalouse, et surtout ­casting vocal de tout premier ordre : on ne lira plus les aventures du chat raisonneur sans entendre le timbre faussement naïf de François Morel ; son maître rabbin est interprété par Maurice Bénichou, dont le léger accent pied-noir est synonyme de douceur et de fatalisme. La jeune Hafsia Herzi donne joie et sensualité au personnage de Zlabya. Les autres voix, de Fellag à Jean-Pierre Kalfon, en passant par Mathieu Amalric en prince nomade, sont à l’unisson.

Dans l’univers de Joann Sfar, l’humour mordant le dispute à la philanthropie. Ainsi, la seconde partie du film est-elle un savoureux voyage initiatique, un apprentissage de la différence, fondé sur la curiosité de l’autre – où l’on croise d’ailleurs, au coeur de l’Afrique, un petit reporter belge bien borné, lui. Il s’agit d’une quête, d’une fable, et ce n’est pas déflorer son dénouement qu’en dévoiler la morale : la clé du vivre-ensemble est en chacun de nous.

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