ELS DILLUNS DE CINEMA EN VOS · 18 DE FEBRER

DILLUNS 18 DE FEBRER A LES 20.00 h, entrada lliure

8 FOIS DEBOUT de Xabi Molia (2009)

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Amb: Julie Gayet, Denis Podalydès, Constance Dolle i Mathieu Busson – 1h43

Sinopsis: Elsa viu de petits treballs i busca u na feina de debò, per poder obtenir la custòdia del seu fill. Mathieu, el seu veí, encadena també les entrevistes de feina amb els fracassos. La seva situació és cada cop més precària, però tots dos s’esforcen per trobar el seu lloc en un món que no sembla fet per ells… “A la vuitena va la vençuda?”

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Crítica: En els temps en què vivim, un film com Huit fois debout compta amb el mèrit d’abordar frontalment un fenomen que passa sovint desapercebut i que està de viva actualitat per a la classe mitjana d’avui dia. Aquest fenomen que plana cada cop sobre la vida de més persones és la marginalitat, dotada d’un mecanisme implacable: la pèrdua de treball implica poc a poc la pèrdua de confiança, que implica al seu torn la pèrdua d’energia per buscar treball.

Aquest primer llargmetratge de Xabi Molia aborda certament un tema greu i profundament instal·lat en el món en què vivim, però el director escull posar-lo en escena amb un humor irresistible. És una pel·lícula que s’ha guanyat aviat el títol d’inclassificable, per la subtil combinació de comèdia, drama i realisme social.

Les aventures i (sobre tot) desventures d’Elsa, que cerca un treball estable per guanyar la custòdia del seu fill i Mathieu, que acumula entrevistes de feina acabades en fracàs, ens ensenya a prendre certes coses amb filosofia, al mateix temps que denuncia una situació cada cop més insostenible.

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Synopsis . Elsa vit de petits boulots et cherche à décrocher un véritable emploi, pour pouvoir obtenir la garde de son fils. Mathieu, son voisin de palier, enchaîne lui aussi les entretiens d’embauche avec un art consommé du ratage. Leur situation est de plus en plus précaire, mais tous deux s’efforcent de rebondir dans un monde qui ne semble pas fait pour eux : « Sept fois à terre, huit fois debout » ?

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Critique : « Sept fois à terre, huit fois debout » : un cousin attentionné a conseillé à Elsa de placer cette maxime lors de ses entretiens d’embauche. « Ça fait la fille qui en veut », confirme Mathieu, son voisin de palier. « Ou la fille qui se casse souvent la gueule », réplique-t-elle… Donc, Elsa cherche un travail. Pour le moment, elle vivote : petits boulots au noir et petits mensonges pour ne pas être expulsée de son appartement. Si elle cherche à se stabiliser, c’est pour voir, plus souvent, son fils de 10 ans, dont son ex a la garde. Mathieu, son voisin, est lui aussi au chômage, et c’est presque logique tant il a de drôles de manières de se «vendre». A un recruteur qui lui demande sa plus grande qualité, il répond, désarmant : « le doute ». Regard atterré du recruteur…

On est séduit par le ton du premier long métrage de Xabi Molia jusque-là écrivain. Plus doux qu’amer, ce constat cruel sur la précarité a la légèreté d’un conte. Même dans ses aspects sombres, le film est une ode aux boiteux de la vie, pas si désireux de marcher droit, pas si pressés d’être recadrés. Prenez Mathieu : pour faire chic, il a inscrit « tir à l’arc » dans la catégorie « loisirs » de son CV. Du coup, il passe plus de temps à s’entraîner qu’à chercher un emploi ! Elsa n’a aucun diplôme ? Et alors ? Elle préfère passer des heures à rêvasser en haut d’un arbre ou à marcher dans la forêt… où Mathieu, justement, s’est bricolé une cabane de fortune en attendant que les choses s’arrangent. C’est une des belles idées du film : ce retour à l’état sauvage, à une part d’enfance dans une nature hospitalière qui ne vous demande pas votre CV. Soudain, la mise en scène de Xabi Molia s’élargit, s’illumine…

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C’est que, pour le jeune réalisateur, l’accomplissement n’est pas dans la réussite sociale, mais dans l’acceptation de soi et des autres. Au-delà des épreuves, l’instable et le loser (Julie Gayet et Denis Podalydès, magnifiques) resteront fidèles à l’autre maxime qui régit cette comédie mélancolique sur le refus de gagner à tout prix : «Atteindre le but, c’est louper tout le reste. »

 

 

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