PLUS TARD TU COMPRENDRAS (MES DEL CINEMA FRANCÈS) · Dilluns 7 d’octubre a les 8 del vespre

Dilluns 7 d’octubre a les  20h à l’Alliance Française (entrada gratuïta)

Plus tard tu comprendras (Un día lo comprenderás, 2008)  d’Amos Gitaï

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Amb: Jeanne Moreau, Hippolyte Girardot, Dominique Blanc

Synopsis : Alors que débute le procès de Klaus Barbie, à la veille de la mort de sa mère, Victor rompt le silenci qu’elle a gardé sur la déportation de ses parents et renoue avec ses origines juives. Au-delà de l’évocation de la Shoah et de l’histoire personnelle de Jérôme Clément, ce film reflète l’universalité des rapports mère-fils.

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Critique : Projet inhabituel dans la filmographie d’Amos Gitai, ce nouveau film est adapté du livre de Jérôme Clément (président d’Arte et écrivain), qui raconte l’histoire de sa famille – une histoire tout à fait singulière et douloureuse. Ses grands-parents maternels et juifs furent déportés pendant la guerre et leur appartement parisien fut “occupé” par ses grands-parents paternels non-juifs. La judéité de la branche maternelle et cette effarante spoliation interfamiliale ne lui furent révélées que des dizaines d’années plus tard.

Plus tard, tu comprendras n’est pas vraiment un film “sur” la Shoah mais plutôt sur ses traces dans le présent et sur la façon dont cette histoire se transmet (ou pas) au plan intime et familial. Le film est presque entièrement contemporain, à l’exception de la séquence de l’arrestation des grands-parents, remarquable au demeurant par son esthétique du fragment allusif : des pavés et des bottes à l’image, des cris, des mots allemands et des sons ferroviaires, cela suffit à suggérer la déportation sans avoir recours aux pénibles reconstitutions déjà mille fois vues. Mais tout le film est travaillé par ce principe du non-dit, du silence, du suggéré, de l’entre-image et de l’entre-parole, option formelle qui correspond au sujet profond du projet : le silence des anciens en réponse aux questions des descendants.

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Témoin ce déjeuner où l’alter ego de fiction de Jérôme Clément (Hippolyte Girardot) pose des questions à sa mère (Jeanne Moreau) sur le passé : celle-ci lui répond cuisson du rôti et des haricots verts. Le mélange de honte, de culpabilité et de douleur qui peut aboutir au silence des survivants de cette période est remarquablement saisi, avec une belle économie de moyens. Parfois, la parole se libère, mais seulement à l’étage de la génération d’après, entre Girardot et sa sœur (Dominique Blanc), qui ferraillent sur le degré de culpabilité de leurs ascendants paternels. Autre séquence magnifique, la visite aux archives de la Commission de dédommagements résultant des spoliations, avec ses dialogues quasi surréalistes de froideur comptable, ses lents travellings dans des couloirs sombres et circulaires : à deux pas de la tour Eiffel, fier visage éternel de Paris, ce lieu est comme un boyau dans lequel la Ville lumière stocke la part nauséabonde de son passé.

Tout aussi intelligente et délicate est la direction d’acteurs : Jeanne Moreau se “contente” quasiment d’être elle-même devant la caméra tandis qu’Hippolyte Girardot est dans la posture de l’enquêteur incertain qui tente de reconstituer un puzzle forcément incomplet. La seule fausse note du film intervient dans la scène de la synagogue, quand le personnage joué par Moreau révèle sa judéité à ses petits-enfants, leur confie son étoile jaune et leur transmet une leçon d’antiracisme : si l’obligation de sauter une génération pour libérer la parole est une observation juste, le dialogue pèche par un excès de bavardage explicite, alors que tout le film séduit justement par son registre implicite.

L’assassinat de six millions d’êtres humains a créé une béance dans la grande histoire, dans les récits familiaux et dans la transmission intergénérationnelle. Film plein d’ellipses significatives et de non-dits parlants, généreusement ouvert aux pensées de chaque spectateur, Plus tard, tu comprendras donne à ce motif de la béance une forme discrètement virtuose et subtilement émouvante.

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Sinopsi: L’anciana Madame Gornick dóna voltes pel seu apartament escoltant un programa de televisió sobre el judici del nazi Klaus Barbie. Mentrestant, el seu fill Víctor intenta recopilar la història de la família a través de fotos, cartes i records.

Critica: Considerat el cineasta més important i innovador que hi ha hagut a Israel, Gitaï ha treballat en el cine experimental, el documental i en l’àmbit de la ficció, àmbits en els quals s’ha convertit en un dels directors més compromesos del cine contemporani, que defensa les víctimes innocents d’un món injust i aprofundeix especialment en les arrels històriques i les raons del conflicte polític que ha generat la dramàtica situació actual d’Israel i Palestina.

Amos Gitaï adapta a la gran pantalla el llibre homònim de Jérôme Clément (una gran figura en el món de la cultura i els mitjans de comunicació europeus), autobiografia on narra la singular i dolorosa història de la seva família. Els seus avis materns, jueus, van ser deportats durant la guerra i els avis paterns van ocupar el pis dels altres avis. Gitaï utilitza un registre implícit, treballant des dels silencis, eplus-tard-tu-comprendras-image-0l suggerit, allò que s’amaga entre les paraules i les imatges.
Klaus Barbie Altman, el sanguinari cap de la Gestapo a Lió durant l’ocupació nazi, va eludir ser condemnat després de la guerra gràcies a haver cooperat amb els serveis secrets nord-americans. Després va canviar la seva identitat i va estar a Bolívia col·laborant amb la dictadura militar fins que finalment va ser expulsat a França, on va ser jutjat i condemnat a cadena perpètua el 1987. És en aquest moment històric on comença la pel·lícula, el “procés Barbie” és la música de fons que es repeteix una i altra vegada en els diferents escenaris, mentre Víctor Bastein (Hippolyte Girardot) intenta unir els caps per lligar la història de la seva família. Entre fotos, cartes i documents, Víctor entra poc a poc en una història a la qual no creia pertànyer, que el confronta amb qüestions existencials profundes com la filiació i el llegat, i alhora redefineix les seves relacions familiars i socials. La primera trobada entre Víctor i la seva mare Rivka (l’eterna Jeanne Moreau) marca el to auster i contingut de tota la pel·lícula.

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