LES CHANSONS D’AMOUR (MES DEL CINEMA FRANCÈS) · Dilluns 14 d’octubre a les 20h (entrada gratuïta)

Dilluns 14 d’octubre a les 8 del vespre, a l’Alliance Française de Sabadell –  entrada gratuïta, aforament limitat

 Les chansons d’amour (2007) de Christophe Honoré

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Avec : Louis Garrel, Ludivine Sagnier, Chiara Mastroianni

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Synopsis : Un homme, deux femmes ; deux hommes ; plus de femme, Paris où pleurent les chansons et chantent les amours. Le chassé-croisé des sentiments. La nuit, le jour. “Les chan… les chan… les chan-sons d’a-mour finissent maaaal… en gé-né-ral…” Mais pas toujours. Pas forcément. Heureusement.

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Critique : Cela faisait plusieurs années que Christophe Honoré, enfant terrible et crâneur, doué en tout (écrivain, critique, cinéaste, etc.), promettait sans convaincre totalement. Le brio dessert parfois. Il a fallu attendre Dans Paris (2006) pour qu’Honoré fasse la différence. Aujourd’hui, avec Les Chansons d’amour, il offre le meilleur de lui-même, et ce qu’il a toujours voulu atteindre : une forme de légèreté pop qui permette de dire l’amour et le sexe, la famille et le deuil, sans céder au pathos. La comédie musicale, Honoré tournait autour depuis 17 fois Cécile Cassard, où Romain Duris reprenait une chanson d’un film de Jacques Demy, Lola. On pense de nouveau à Demy ici, modèle français inégalé, intimidant, mais pas pour Honoré, qui perpétue sans complexe le genre en lui apportant du sang neuf. C’est dans le lit conjugal de la belle Julie (Ludivine Sagnier) et du beau Ismaël (Louis Garrel) que s’invite la première note de fantaisie. Elle s’appelle Alice (Clotilde Hesme) et rejoint avec naturel les tourtereaux sous les draps. Chacun est sagement couché, un livre à la main. Un clin d’oeil à Dans Paris et, avant lui, aux vieux films de Godard ou Truffaut. Mais cette fois Christophe Honoré pimente le badinage, l’amour se fait à trois. Un chassé-croisé cocasse s’improvise sous l’édredon où chacun tente de trouver sa place, la plus érotique qui soit. Manège osé et plein d’insouciance à la fois, où Honoré s’amuse à chambouler les codes du cinéma et les combinaisons de la chair. L’amour libre, comme on disait naguère ? Pas tout à fait. Plutôt l’amour sans tabous, mais avec de nouvelles règles, de nouvelles formes de cinéma, d’abord fondées sur le jeu. Car sans jeu, point de jeunesse. Ce couple-là, Honoré y tient et le soigne jusqu’au bout. L’élan, la pirouette, le ping-pong verbal animent la plupart des chansons du film, dialogues vifs et espiègles à deux ou à trois pour des jeux tour à tour galants, cruels, vicieux (« du bout de ta langue/nettoie-moi partout ») ou mélancoliques. Un dimanche de la vie, c’est toute la famille de Julie réunie au complet autour de la galette des Rois qui se lance dans une complainte magnifique sur la pluie qui tombe à Paris. Premier temps fort musical où le film décolle, prend de la hauteur. Les paroles circulent, limpides. La grâce est déjà là.

les-chansons-d-amour-image-2Une grâce bientôt rompue par un drame. Soudain et glaçant. Sur le deuil et la difficulté de le surmonter, Honoré a déjà beaucoup donné, faisant de ce thème le point d’ancrage de toute son oeuvre, cinématographique comme littéraire. On pourrait lui reprocher, s’il n’avait pas ici même parachevé son geste avec le concours précieux d’Alex Beaupain, auteur-compositeur du film. Il faut beaucoup de tact pour une telle alchimie. Beaupain en a : sa musique est une ligne claire, fine sans être maniérée. Les chansons font corps avec les acteurs, leur timbre est fébrile. Ronde cristalline ou marche obsédante, à chaque fois la voix est en avant et avec elle les soupirs, les murmures, le parler-chanter, dans une lignée qui va de Dominique A à Jean-Louis Murat, en passant par Daniel Darc. Dans cet univers enchanteur, les filles ont la beauté de fées sexuées, blondes, brunes ou fauves. Les garçons, celle d’anges sensuels. Tous les acteurs sans exception, jeunes ou moins jeunes, semblent touchés par la grâce. Mais c’est indéniablement Louis Garrel le plus bluffant. Très bon dans le chant comme dans la pantomime façon cinéma muet, virevoltant ou las, il révèle ici une gamme très variée de sentiments et de sensations. Un peu danseur, un peu acrobate, il joue divinement avec les lois de la gravité, sait être léger comme une plume, mais sait aussi peser et porter sur son dos un fardeau écrasant de douleur. Un Léaud des temps modernes. On pense de fait beaucoup à la Nouvelle Vague, mais entre autres : Les Chansons d’amour procure la même impression troublante qu’un palimpseste, un mille-feuille de réminiscences musicales et cinématographiques. Pour autant, Honoré ne se retourne pas vers le passé, il s’inscrit bien dans le Paris métissé d’aujourd’hui, un Paris d’hiver, de brume et de gel. Un Paris documentaire (on y entraperçoit même, au détour d’une affiche, Sarko la menace !), filmé une fois encore de façon très sensible. La vitalité est bien le principe directeur de ce film intemporel et très actuel à la fois, traversé par la mort, mais qui refuse justement tout ce qui lui est associé, de la peur à la résignation. Voilà un hymne à tous les possibles, qui propose diverses manières de vivre ensemble à deux, à trois, en famille, en société, entre homos et hétéros. Il compte large. Comme un film populaire.

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Sinopsis: Totes les cançons d’amor parlen del mateix: ‘Hi ha massa gent que t’estima’ … ‘No podria viure sense tu’ … ‘Sorry Angel’ … Les cançons d’amor també conten aquesta història.

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Critica: Canciones de amor, como su nombre nos anticipa, es una película musical del director y guionista francés Christophe Honoré. Pero, contra toda expectativa, no se trata del típico musical con cantantes y bailarines profesionales, sino de una película en la cual los actores en determinados momentos se ponen a cantar sus emociones, obviamente con un fondo instrumental acompañando, y lo hacen de una manera casi natural: con voces simples y sin demasiada técnica vocal, sumándoles coreografías que casi cualquier mortal sin estudios de danza podría hacer. Para darle aún mayor cotidianeidad a dichas secuencias, las canciones se entremezclan con los ruidos de la ciudad.

Este último será un elemento significativo a lo largo de la historia, ya que se sitúa en una París que difiere de la visión del turista a la que nos tienen acostumbrados muchas películas, con recorridos por lugares famosos y monumentos. En este caso, llega a nuestros ojos su vida urbana en uno de sus barrios, las personas que lo habitan y trabajan allí.
Cabe mencionar además que el film rinde homenaje al movimiento cinematográfico francés Nouvelle Vague mediante la utilización de carteles que interactúan con los pensamientos de los personajes y, además, con la inclusión de imágenes de algunas de estas películas, como los famosos Champs Elysee de París en la cual la actriz Jean Seberg vendía el diario New York Herald Tribune en la película de Jean Luc Godard Sin aliento. En fin, con Canciones de amor estamos ante una película romántica pero que se sale de lo
habitual, a partir de más de una vuelta de tuerca inesperada en el desarrollo de la historia. Las actuaciones son también muy buenas y no debe dejarse de lado la presencia de la cantante y actriz Chiara Mastroianni, hija de los grandes Marcello Mastroianni y Catherine Deneuve.les-chansons-d-amour-image-0

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