DE ROUILLE ET D’OS en VOS (MES DEL CINEMA FRANCÈS) · Dijous 17 d’ocutbre a les 20h i 22h30

Dijous 17 d’octubre a les 20h i 22h30 (entrée gratuite pour les Amis de l’Alliance Française) als Cinemas Imperial (Plaça Imperial, 4 – Sabadell)

De rouille et d’os (De óxido y hueso, 2012) de Jacques Audiard

rouill et os 3

Amb : Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Armand Verdure

Sinopsi: De sobte, Alí ha de fer-se càrrec del seu fill Sam, un nen de cinc anys a qui amb prou feines coneix. Ja que no té casa, ni diners, ni amics, es refugia a Antíbol, a casa de la seva germana.

rouill et os 4

Critica: Nueva demostración de la potencia de Jacques Audiard tras las cámaras. Drama, romance, thriller y retrato social conviven en una fantástica propuesta coronada por las interpretaciones de unos grandes Matthias Schoenaerts y Marion Cotillard.

rouill et os 5

Ali (Matthias Schoenaerts) se busca la vida para salir adelante con su hijo, Sam (Armand Verduse). Trabajando como portero en una discoteca conoce casualmente a Stephanie (Marion Cotillard), una bióloga marina. Las circunstancias les unirán más de lo que jamás habrían imaginado. Jacques Audiard lanza otro puñetazo al ánimo del espectador con esta fantástica “De óxido y hueso”, adaptación de la novela “De rouille et d’os”, de Craig Davidson, que queda como nueva demostración de la maestría del cineasta a la hora de disponer y presentar las historias que quiere contar, siempre emocionantes y llenas de contenido.

rouill et os 7

«¿Qué soy para ti?». Y es que si ya de por sí la propuesta es lo suficientemente interesante en su proposición esencial, Audiard consigue bailar entre drama, romance, thriller y retrato social con una asombrosa y adictiva facilidad. Porque dirige tan bien, de un modo tan consciente y coherente con su estructura y estilo artístico que es imposible apartar la mirada de esta tragedia acerca de los caminos de la felicidad, de las fracturas físicas y emocionales, de la madurez forzosa y sus responsabilidades obligadas e incluso del desamparo de la clase media en la Europa más desarrollada. Todo a la vez, y nada sobra, nada redunda.

rouill et os 9

El mimo del realizador a la hora de tratar a sus personajes ─sin condescendencia ninguna, cuidado─ convierte al Ali de un espectacular Matthias Schoenaerts en verdadero tótem en torno al que giran todos los acontecimientos en la película, con una gran Marion Cotillard ─extremadamente madura, en el que quizá sea el mejor trabajo de su carrera─ como (inesperada) columna de apoyo esencial. Al cine le gusta contarnos que cuando nos caemos tenemos que volver a levantarnos. “De óxido y hueso” nos dice que hay que pelear desde el suelo, desde el mismo espíritu que convierte el día a día en el triunfo de lo pragmático sin renunciar a la visceralidad de lo brutalmente emocional.

rouill et os 6José Arce

SYNOPSIS : Ça commence dans le Nord. Ali doit s’occuper de son fils, Sam, 5 ans, qu’il connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sœur à Antibes. A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone. Il est pauvre ; elle est belle et pleine d’assurance.Tout les oppose. Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame pour qu’un coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau. Quand Ali la retrouve, la princesse est tassée dans un fauteuil roulant : elle a perdu ses jambes et pas mal d’illusions.rouill et os 8

Critique : C’est drôle : depuis De battre mon coeur s’est arrêté et Un prophète, Jacques Audiard est devenu le symbole du classicisme à la française. Il suffit pourtant, au début de De rouille et d’os, de regarder avancer, sur une route, dans une rue, un géant et un « nain », Goliath et David, un père et son fils, pour se sentir ailleurs. Dans cette Amérique qu’il poursuit de film en film comme un idéal. Ou dans un continent lointain — l’Asie — dont il apprécie tant le cinéma. Ailleurs, en tout cas.rouill et os 10

C’est dans le sud de la France, pourtant, que débarquent le colosse et le gamin. Ali (Matthias Schoenaerts, révélé par Bullhead et, une fois encore, étonnant) est un grand corps au coeur doux. Pas tout à fait le Lennie de Des souris et des hommes de Steinbeck — comme l’était Mathieu Kassovitz dans Regarde les hommes tomber —, mais il y a de ça. Ce bloc de testostérone fascine visiblement Jacques Audiard autant qu’il le révulse. Dans nombre de ses films, d’ailleurs, il aura mis en scène des hommes aux relations ambiguës, entre amitié trouble et homosexualité inavouée.rouill et os 11

Ali est une force brute. Il boxe comme il baise et il baise comme il boxe : avec vigueur et simplicité. Quand il la sent au-delà du désespoir, il propose gentiment à Stéphanie de coucher avec lui. Ni par amour, ni par pitié. Par hygiène. Pour la rassurer sur elle-même. Chaque fois qu’elle le sollicitera, plus tard, il sera d’accord, à condition d’être « opé », comme il dit. « Opérationnel », s’entend. Mais dès qu’elle lui demande autre chose — de l’attention et, pourquoi pas de la tendresse —, il ne comprend pas : « opé », il est « opé », qu’est-ce qu’il pourrait être de plus ? Comme tous les mecs, chez Jacques Audiard, Ali est à terre sans s’être vu tomber.

Stéphanie l’est aussi, mais elle, au moins, elle le sait. Elle travaillait, comme tous les jours, au Marineland du coin, comme tous les jours, ses orques lui obéissaient au doigt et à l’oeil. Elle s’était réveillée dans une chambre d’hôpital après l’accident. Sans ses deux jambes… Depuis, entre désespoir et lassitude (Marion Cotillard exprime ces sentiments avec une grâce de star à l’ancienne, à la Garbo), elle marche, un peu comme Robocop, sur des prothèses qu’elle exhibe, parfois, comme un défi.rouill et os 2

Le plus séduisant, chez Jacques Audiard, c’est son audace. Son insolence tranquille. Les scènes les plus casse-gueule, il les affronte, il les impose : Ali porte dans ses bras Stéphanie jusqu’à la mer et la ramène sur ses épaules, moignons bien visibles, devant des vacanciers médusés. Sans oublier le moment, gênant et doux, où le fils d’Ali effleure à plusieurs reprises les prothèses de Stéphanie et lui demande, tout craintif, si « ça fait mal »… Tout cela est délicat, complexe, intense. Mais un peu froid, aussi, par moments, comme si le réalisateur tenait à maintenir entre ses personnages et lui, entre lui et nous, une distance. Une protection contre l’émotion facile. Chez lui, la pudeur rivalise avec la rigueur : chaque mot, chaque son, chaque mouvement de caméra reflètent un univers qu’il a pensé, voulu et qu’il prétend maîtriser jusqu’au moindre détail.rouill et os 1

Sa seule faiblesse, il l’a expliquée, un jour, après la sortie de De battre mon coeur s’est arrêté : « Dès que je changeais de point de vue, dès que je m’attachais à un autre personnage que le héros, ça ne marchait pas. Je me suis donc mis à le suivre, à le coller, à le pister en permanence. » Peut-être parce que son scénario mêle plusieurs nouvelles (superbes, d’ailleurs) du romancier Craig Davidson, Audiard, une fois encore, n’a pas résisté aux personnages secondaires : le sale type dont le matériel électronique espionne employés et ouvriers. La sœur du herois qui, pour nourrir les siens, rapporte du supermarché où elle est caissière des produits tout juste périmés…

Ils apportent, certes, un brin de réalisme social à ce huis clos hors du temps, mais on s’en fiche un peu. Comme dans les grands films hollywoodiens d’hier (John Huston) et d’aujourd’hui (Clint Eastwood), c’est le sort des héros qui passionne. Audiard est grand dès lors qu’il suit à la trace les corps blessés de ses deux paumés. Quand il observe Marion Cotillard, perchée sur ses fausses guibolles, se métamorphoser soudain en improbable manager de combats illicites. Et quand il traque Matthias Schoenaerts, un goût de sang, « de rouille et d’os » aux lèvres, qui brise la glace à coups de poing, pour, enfin, devenir humain. Dans le noir, on entend son premier « je t’aime ». Et ce chuchotement ressemble à une naissance.

Advertisements

Deixa un comentari

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

Esteu comentant fent servir el compte WordPress.com. Log Out / Canvia )

Twitter picture

Esteu comentant fent servir el compte Twitter. Log Out / Canvia )

Facebook photo

Esteu comentant fent servir el compte Facebook. Log Out / Canvia )

Google+ photo

Esteu comentant fent servir el compte Google+. Log Out / Canvia )

Connecting to %s