LA FAMILLE WOLBERG en VOS (MES DEL CINEMA FRANCÈS) · Dilluns 21 d’octubre a les 20h (entrada gratuïta)

Lundi 14 octobre à 20h à l’Alliance Française (entrée gratuite)

80  min

La famille Wolberg (2009) d’Axelle Ropert

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Amb: François Damiens, Valérie Benguigui, Valentin Vigourt

Synopsis : Il est capable de faire un discours étonnant sur la soul américaine à des écoliers éberlués, de se mêler de la vie privée de ses concitoyens, ou encore de faire jurer à sa fille de 18 ans que jamais, au grand jamais, elle ne quittera la maison familiale. C’est Simon Wolberg, maire d’une petite ville de province, amoureux fou de sa femme, père envahissant et fils provocateur ! C’est l’obsession de la famille qui porte cet homme. Qui le pousse à mettre à l’épreuve ces liens, à en vérifier la force et la fragilité.

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Critique : Dehors, il neige. Dans la villa des Wolberg, pourtant, tout est doux et chaud. La mère et les deux enfants font de la pâtisserie. L’aînée, Delphine, annonce qu’un jour, bientôt, elle s’en ira vivre sa vie ailleurs… Pour Simon Wolberg, le père, c’est le premier signe de la fin du monde. Un petit monde idéal, qui tourne sur lui-même, comme l’un de ces vieux 45 tours de cette soul music qu’il collectionne, et dont les mélopées nostalgiques baignent le film. L’homme aime à tout maîtriser : maire de sa petite ville du Béarn, il va jusqu’à se mêler de la vie privée de ses concitoyens. Quant à sa famille, il l’étouffe littéralement d’amour. Un amour jaloux, fébrile, impérieux.

Spirituel, mordant, jamais à court de pirouettes ou d’arguments péremptoires, ce drôle de zigue est un personnage charismatique, irritant et touchant, miné par une sourde mélancolie. Une belle figure d’anxieux, juif ashkénaze portant en bandoulière sa filiation d’humour et de souffrance. Dans ce rôle délicat, le comédien belge François Damiens, tout de fantaisie subtile et de violence rentrée. Il s’approprie avec brio les dialogues très littéraires voulus par la réalisatrice-scénariste Axelle Ropert, dont c’est le premier long métrage. Elle ne cherche pas le naturalisme, la tranche de vie. Même les deux enfants de Simon (gracieux Léopoldine Serre et Valentin Vigourt) sont de petits personnages rohmériens, brillants commentateurs de leurs émotions. La cinéaste nimbe ses interprètes d’une lumière presque irréelle, les installe dans un décor provincial très graphique, plein d’angles droits et de lignes de fuite, de villas modernes en parcs détrempés.

Ces élégants artifices viennent suggérer que la famille Wolberg, au fond, est une fiction inventée par son ardent patriarche, qui voudrait figer les siens dans un immuable portrait de groupe. Mais le cocon rêvé se défait, peu à peu. Rien ne dure, surtout pas ce qui rassure et réchauffe, ni ce que l’on croit inaltérable. La fille de Simon le pense « invincible » ? Il est secrètement atteint d’un cancer du poumon. Sa femme (Valérie Benguigui, lumineuse et malheureusement disparue debut septembre) est son idole, l’amour de sa vie ? Elle n’est pas heureuse, elle a pris un amant (interprété par Jocelyn Quivrin, tragiquement disparu aussi)… Un blond, de surcroît. L’indignation cocasse de l’époux devant ce dernier détail, ses affrontements bravaches avec son rival, sont révélateurs : le « blond » c’est l’autre, l’intrus, qui vient détruire une illusion d’éternité.

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Sinopsis: Simon és alcalde i pare de família. Carismàtic i carregós, va de la poesia més sublim a ficar-se on no el demanen. Opressiu per als seus fills, Delphine i Benjamin, per a la seva dona, a qui adora i no deixa viure, i per al seu pare vidu, desaprovant que refaci la seva vida.

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Critica: Axelle Ropert ha escrit els guions de L’Amitié (1998), de Mods (2004) i de La France (2007), de Serge Bozon, en les quals també actua. Com a actriu, també ha treballat per a Pierre León, Judith Cahen i Benjaminj Esdraffo, entre d’altres. El 2005 va dirigir el seu primer curtmetratge, Étoile Violette. La Famille Wolberg és el seu primer llargmetratge, presentat a la Quinzena de Realitzadors de Cannes.

Simon és alcalde de la petita localitat de Bearn i el patriarca de la família Wolberg. Amant de la seva dona, amic dels seus fills, pendent del seu pare vidu i implicat amb la seva comunitat. El personatge de Simon pot ser un personatge irritant, li agrada controlar-ho tot, interferir en la vida dels seus ciutadans i sobretot en la seva família, arribant a ser asfixiant. Tot a la seva vida sembla desmuntar-se quan està en plena campanya electoral: el seu matrimoni passa per una crisi; arriba el seu cunyat, un “bohemi” que li planta cara; el seu fill petit vol estudiar música en contra de la seva voluntat i la seva filla, veu en els seus futurs 18 anys la independència. L’actor belga François Damiens es llança al drama en aquest difícil paper, apropiant-se brillantment dels diàlegs de la directora i guionista Axelle Ropert, en el seu primer llargmetratge.

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Per a Axelle Ropert es tracta “d’un melodrama familiar, gènere que posseeix les preguntes més senzilles: Què és ser un home de família?, Com un home i una dona poden romandre junts durant anys?, Com deixar marxar els fills i deixar els nostres pares? Es tracta de l’ombra protectora que els pares despleguen sobre els seus fills, de la qual aquests
mateixos fugiran en un moment o altre i potser empari el tema de la realització d’aquesta pel·lícula”.

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