DILLUNS DE CINEMA EN VOS · dilluns 13 de gener 2014

Dilluns 13 de gener de 2014 a les 8 del vespre, entrada gratuïta – aforament limitat

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Amb: Jean-Pierre Darroussin, Xavier Beauvois, Yannick Renier, Valérie Dréville, Laurent Delbecque, Ralph Amoussou

Sinopsis: Lunes por la mañana, Paul Wertret, 50 años, se dirije a su puesto de director de banco. Entra en una sala de reuniones, saca una pistola y dispara contra dos de sus superiores. A continuación, se encierra en su oficina. En espera del inevitable asalto de la policía, este hombre, hasta ahora sin antecedentes, revisa las partes de su vida y los acontecimientos que le llevaron a cometer su acto.

Synopsis: Lundi matin, Paul Wertret se rend à son travail, à la banque où il est chargé d’affaires. Il arrive, comme à son habitude, à huit heures précises, sort un revolver et abat deux de ses supérieurs. Puis il s’enferme dans son bureau. Dans l’attente des forces de l’ordre, cet homme, jusque là sans histoire, revoit des pans de sa vie et les évènements qui l’on conduit à commettre son acte… de-bon-matin-image-0

Critica: Una magnífica película francesa, “De bon matin”, del director y guionista Marc Moutout (Marsella, 1966). Se trata de una durísima  y mordaz crítica del capitalismo financiero de nuestro tiempo y de la  cultura empresarial en la que el director pone al descubierto la alienación del trabajo.

“De bon matin” retrata la paranoia de un ejecutivo de la banca, interpretado por el reconocido actor francés Jean-Pierre Darroussin -protagonista de cintas como “Las nieves del Kilimanjaro”, “Largo domingo de noviazgo” o “Conversaciones con mi jardinero”-, que entra una mañana en la oficina y dispara sin vacilar a sus superiores. Encerrado en su oficina y a la espera de la llegada de la policía, repasará su vida y los acontecimientos que le han llevado a cometer semejante acto. “La película está inspirada en un incidente real ocurrido en Suiza en 2004 en el que un asesor financiero disparó contra sus dos jefes y se suicidó después”, explica Jean-Marc Moutout. No obstante, aclara, la película “refleja el descontento social que hay hoy en Francia, donde se han dado casos similares de ejecutivos desesperados que han llegado a límites extremos, y aunque afortunadamente no han matado a sus jefes, muchos de ellos sí que han puesto fin a sus vidas”.

Desde los inicios de su carrera cinematográfica, Moutout se ha volcado en retratar la crueldad del mundo incidiendo en el aspecto social y en las cuestiones económicas. Lo hizo en su primer largometraje, “Work Hard, Play Hard” (2003), nominado a un César y proyectado en Locarno, y con su segunda cinta “The Feelings Factory / La Fábrica de Sentimientos” (2008), protagonizada por Elsa Zylberstein y presentada en la sección Panorama de la Berlinale.de-bon-matin-image-3

Critique : En apparence, c’est un matin comme les autres. Paul Wertret se lève sans bruit pour ne pas réveiller sa femme. Il lace ses chaussures, noue sa cravate, part au boulot. Mais ce n’est pas un matin comme les autres. Arrivé au siège de la banque qui l’emploie, Paul sort un revolver de son sac… et tire sur ses deux supérieurs. Cette séquence laisse présager un film-dossier sur les ravages de la souffrance au travail – Jean-Marc Moutout avait, dès son premier long métrage Violence des échanges en milieu tempéré (2003), pointé l’inhumanité de la gestion des ressources humaines. Mais De bon matin, c’est sa grande force, ne va jamais là où on l’attend.

Première surprise, le réalisateur s’intéresse moins aux mécanismes du harcèlement moral qu’au portrait psychologique d’un homme dont l’existence vacille. Deuxième surprise : Moutout décourage longtemps l’identification avec cet anti-héros qui, tout victime qu’il est, est loin d’être un saint. Troisième surprise – et belle audace : il confie ce personnage difficile à un acteur dont le physique débonnaire attire la sympathie. La composition de Jean-Pierre Darroussin n’en est que plus impressionnante. Entre Paul et ses persécuteurs (Xavier Beauvois et Yannick Renier, sobres et glaçants), il n’y a pas une différence de nature mais de degré. Le récit en flash-back reconstitue l’histoire d’un « cadre dynamique » modèle, rouage efficace d’un système dans lequel il a cru pendant des années. A la moindre occasion, il retrouve ses réflexes de manager, avec le discours du parfait « winner ».

Par petites touches, on dé­­couvre un homme qui s’est tant investi dans sa carrière que sa vie professionnelle a contaminé sa vie privée. La mise en scène suggère cette confusion dans un plan fixe comme une image de vidéosurveillance, où l’on voit la dispute de Paul avec sa femme (Valérie Dréville) sans l’entendre : le dialogue est étouffé par une baie vitrée qui fait écran. On dirait la banque, avec ses cloisons de verre.

La dépression de Paul est due, aussi, à une terrible prise de conscience : il n’a pas été l’homme qu’il voulait être, ni dans son travail ni dans sa famille. Réfugié sur son bateau de plaisance, il téléphone à une vieille connaissance. Aux hésitations de l’un, aux silences de l’autre, on devine que ces deux-là ont été proches, que leur amitié a été trahie. Pendant plusieurs minutes, Paul essaie de réparer les dégâts commis vingt ans plus tôt. Avec maladresse et, surtout, trop tard. Toute la tristesse des illusions perdues, tout le désespoir d’une vie gâchée défile alors dans la voix étranglée de Jean-Pierre Darroussin. C’est poignant.de-bon-matin-image-2

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