DILLUNS DE CINEMA EN VOS · Dilluns 30 de juny 2014, entrada gratuïta

  • Dilluns 30 de juny 2014 a les 8 del vespre, en el marc del Dia internacional contra la Homofòbia

Le placard de Francis Veber (2001 – 1h21)

le placard 1

Amb : Daniel Auteuil, Gérard Depardieu, Thierry Lhermitte, Michèle Laroque

Sinopsis: Un trabajador de una empresa de preservativos se entera de que va a ser despedido. Aconsejado por un amigo, se hace pasar por homosexual para demandar a la empresa alegando discriminación sexual. Sin embargo, la representación de su nuevo papel sólo le traerá quebraderos de cabeza y dará lugar a más de un malentendido.

Crítica : Sólo por esa escena ya merece la pena ver “Salir del armario”. Como era de esperar no está al nivel de la gran y desternillante película de Veber “La cena de los idiotas”, pero cumple. Daniel Auteuil está muy bien en un papel para el que debe demostrar ambigüedad sexual. No tanto Gerard Depardieu ni Thierry Lhermitte, que son más un reclamo publicitario que auténticos protagonistas.
Aun así, la cinta es valiente en cuanto a un tema todavía tan tabú para muchos como es la homosexualidad y sus detractores (atención a los listillos/as de turno que afirman que ya se habían dado cuenta del rumor que se deja caer). Y es que en eso los franceses están mucho más avanzados que nosotros.
Para pasar un buen rato, puedes gastar parte de tu valioso tiempo si quieres ver una comedia fresca y divertida.

Synopsis: François Pignon, un homme au costume sombre et à l’allure discrète, est comptable dans une usine de caoutchouc, dont le secteur privilégié est le préservatif. Il est sur le point d’être licencié, lorsque sur les conseils de Belon, son voisin d’immeuble, il propage la rumeur selon laquelle il est homosexuel. Suite à ce faux coming out, les cadres de la direction décident de garder Pignon pour des raisons “politiquement correctes”. Celui-ci passe brusquement pour un marginal, bien qu’il n’ait rien changé à son comportement. C’est le regard des autres qui va s’en trouver modifié.

Critique : Et c’est reparti pour les nouvelles aventures de François Pignon, l’éternel dindon des farces de Francis Veber ! Au fait, qui est-il ce héros aux multiples visages, du Pierre Richard de La Chèvre au Villeret du Dîner de cons ? L’homme dans la foule, le héros ordinaire qui malgré tout se distingue par quelque tare : la malchance, la bêtise, la maladresse. Il est aussi le clown triste qui, malgré lui, à la faveur de circonstances défavorables, attire tous les regards. Daniel Auteuil renoue donc avec la comédie et endosse le fameux patronyme pour entrer dans la peau d’un comptable discret, travaillant sous les ordres de Michèle Laroque dans une entreprise de latex. Pignon, ignoré de tous au bureau, toujours amoureux de son ex-femme, ennuyeux même aux yeux de son propre fils, mène une vie bien terne. Pour couronner le tout, il apprend que son patron (Jean Rochefort) est sur le point de le licencier. Avec l’aide de son voisin (Michel Aumont, admirable dans le rôle du complice), il va répandre le bruit qu’il est homosexuel, et que son licenciement est abusif. Mais les conséquences de son mensonge dépassent toutes ses espérances. Le sujet du Placard, comme son casting (à la papa, d’accord, mais sans faute de goût), laissait craindre le pire. Une comédie balourde où l’écriture serait asservie aux acteurs, chacun se livrant au numéro attendu sans souci de ses partenaires. C’était compter sans le métier de Francis Veber, grâce auquel ces principaux écueils sont savamment évités. Non seulement les acteurs sont meilleurs qu’on ne les a jamais vus et jouent le jeu avec un plaisir communicatif (même Depardieu redevient un comédien comme les autres), mais ils sont fermement tenus au service d’une écriture cinématographique de grande qualité. Tandis que Le Dîner de cons se contentait d’une transposition paresseuse et sans inventivité d’une pièce de boulevard, le comique du Placard repose sur des procédés propres au cinéma, et d’abord une grande maîtrise formelle : mise en scène parfaitement coordonnée, découpage précis et judicieux, impeccable photo de Luciano Tovoli (chef-op de Ferreri, Pialat et Dario Argento). Par ailleurs, Veber parvient à dépasser les recettes galvaudées et les ficelles comiques -y compris les siennes- en portant une attention sincère à ses personnages, veillant à adopter une construction dramatique ouverte, aussi logique qu’inattendue. A l’heure des comédies bâclées soi-disant dans l’air du temps dont nous abreuve le cinéma français, Le Placard est une leçon de fantaisie et de rigueur.

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