Cinema en VOS: Les diaboliques · dilluns 16 a les 20h

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ES

La peli de Henri-Georges Clouzot viene a corroborar que antes de que llegaran Truffaut, Godard, Rohmmer y otros gurús de la estrepitosa ‘nouvelle vague’ la calidad del cine que se hacía al otro lado de los pirineos estaba fuera de toda duda.
Atribuir tópicos es una tendencia intrínseca de las sociedades avanzadas pero también es cierto que, como dijo Keyserling ‘generalizar es equivocarse siempre’. Ello explica, por ejemplo, que dentro de la mediocridad absoluta del cine español de los cincuenta pudieran aparecer obras como “El verdugo”, “La caza” o “Calle Mayor” y que, poco antes de que el cine francés se convirtiera en sinónimo de cine extravagante, sesudo o propenso al bostezo, el país vecino fuera capaz de gestar thrillers tan inquietantes como “El salario del miedo”, “Rififi” o la peli que hoy nos ocupa: “Las diabólicas”.
Clouzot bebe de la más genuina tradición hitchcockiana y consigue trasladar al cine, de forma impoluta, la intrigante y aterradora novela de Boileau y Narcejac (autores de “Vértigo”). Y a pesar de que el guión parte de una materia prima de indudable calidad, todos sabemos que eso no siempre constituye garantía de éxito y que existen multitud de pelis lamentables basadas en obras literarias de renombre. Obviamente, no es el caso de “Las diabólicas”.
Una buena adaptación requiere ritmo, coherencia y magnetismo. Y os puedo asegurar que Clouzot consigue ajustar todas esas piezas y hacerlas funcionar con la precisión de un reloj suizo. Tic tac tic tac tic tac… Una modélica demostración de cómo se teje una peli de suspense con final abierto incluido. Sin cabos sueltos, sin bajones, sin relleno, sin imprecisiones. Impecable. Me sorprende, además, la frescura y naturalidad de alguna de sus situaciones y diálogos. Sobre todo porque si “Las diabólicas” se hubiera rodado en Estados Unidos o en España, el puritanismo yankee o la tenaza franquista lo habrían hecho inviable.
Un clásico, en suma, absolutamente recomendable para cualquier cinéfilo en ciernes .

 Tommy Taylor, crítico de cine en España

 

FR

Les diaboliques est l’adaptation d’un roman policier de Boileau et Narcejac, auteurs qui inspireront également Hitchcock avec Vertigo. On retrouve la même habileté pour un récit policier alambiqué menant sur une fausse piste, jusqu’à la découverte d’une machiavélique machination. Mais le scénario est aussi un prétexte pour Clouzot qui se fait un malin plaisir à déployer sa thématique. La noirceur des personnages n’a en effet d’égal que le profond pessimisme du cinéaste, peignant sans concessions une petite communauté souillée par les rancœurs et la haine. On retrouve ainsi l’ambiance oppressante qui fut celle du petit village asphyxié par les lettres anonymes dans Le corbeau, le chef-d’œuvre du cinéaste. Le directeur autoritaire et cruel (Paul Meurisse), s’il semble le personnage le plus détestable, n’est pas forcément l’unique figure de l’immoralité. Son épouse accepte tant bien que mal de le supprimer, sa maîtresse s’allie avec cette dernière pour passer à l’acte, et nombre de personnages secondaires ont leur part d’ombre : le surveillant bienveillant (Pierre Larquey) est alcoolique, le gamin à la bonne bouille (Yves-Marie Maurin) est mythomane, le cardiologue (Georges Chamarat) ne pense qu’à son intérêt personnel, le retraité militaire (Noël Roquevert) peste contre sa propriétaire mais se montre veule et docile en sa présence. Le petit monde de Clouzot est un microcosme sans pitié, ce que le réalisateur dans sa démarche de moraliste désenchanté montrera à la perfection dans La vérité. La mise en scène est magistrale, et Clouzot joue à merveille sur les métaphores de la saleté et du noir, à l’image de ces flaques d’eau boueuses au début du récit.

D’une chambre d’hôtel mystérieuse aux couloirs de la morgue, en passant par le grenier glauque de l’institution scolaire, le cinéaste multiplie les décors froids et désincarnés dans lesquels se meuvent les protagonistes. Le plus réussi réside dans la description des rapports entre Nicole et Christina, dont on ne sait s’ils tiennent de l’amitié sincère, de la complicité de circonstance ou de l’homosexualité, tant leur relation est fusionnelle et équivoque. Pour autant, Les diaboliques, s’il reste un modèle, n’est pas le plus parfait des films de Clouzot. Le problème est d’abord dans la double interprétation féminine. Épouse du réalisateur, Véra Clouzot (Christina) est manifestement une actrice limitée, dont le jeu paraît très affecté. Et Simone Signoret, qui avait ébloui trois ans plus tôt dans Casque d’or, semble ici détachée et manque cruellement de sensualité. Par ailleurs, l’œuvre apparaît moins prenante lors d’une seconde vision, l’artifice de son dénouement ne créant plus l’effet de surprise, contrairement à Vertigo ou Les autres, également caractérisés par un retournement final, mais enrichis à chaque redécouverte. En dépit de ces réserves, Les diaboliques est un film très important, qui ne cessera d’effrayer de nouvelles générations de spectateurs, et qui permettra d’apprécier des acteurs magistraux de la trempe de Paul Meurisse, Charles Vanel, Jean Brochard ou Thérèse Dorny. Un remake calamiteux fut tourné en 1996 avec Sharon Stone et Isabelle Adjani…

Revista cinefila http://www.avoir-alire.com

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