Cinema en VOS de març 2016: dilluns 14

LE COMPLEXE DE THÉNARDIER (2002, 73 min)

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En un país en guerra dos mujeres de dos generaciones se enfrentan y se destrozan en un diálogo sin piedad en el que cada palabra es un arma, en el que cada palabra abre una nueva herida. Dirección de Jean-Michel Ribes, a partir de un texto de José Pliya.

 Dans un pays en guerre, deux femmes, deux générations s’affrontent et se déchirent dans un dialogue sans merci où chaque mot est une arme, où chaque mot ouvre une nouvelle blessure. Un film de Jean-Michel Ribes à partir d’une pièce de José Pliya.

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20h. Entrada gratuïta.

Projecció d’una obra de teatre dins el cicle Mostra’t.

 

Cinema en VOS de març 2016: dilluns 7

GIRAFADA (2014, 85min)

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Yacine es veterinario en el último zoo de Palestina. Su hijo se pasa el tiempo con los animales y tiene una relación especial con dos de las jirafas. Pero tras un bombardeo aéreo contra la ciudad, la jirafa macho muere y la hembra no puede vivir sola. Yacine tiene que encontrarle un nuevo compañero sin falta. Pero el único zoo que podría ayudarle se encuentra en Tel-Aviv…

Yacine est vétérinaire dans le dernier zoo de Palestine. Son fils Ziad, 10 ans, passe beaucoup de temps avec les animaux et a un lien particulier avec les deux girafes. Une nuit, après un raid aérien sur la ville, le mâle meurt. La femelle ne peut pas vivre seule et se laisse doucement mourir. Yacine doit de toute urgence lui trouver un nouveau compagnon. Mais le seul zoo qui pourrait l’aider se trouve à Tel-Aviv…

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20h. Entrada gratuïta.

DILLUNS DE CINEMA en VOS · dilluns 9 de desembre

  • Dilluns 9 de desembre 2013 a les 8 del vespre, en el  marc de Sabadell Ciutat de valors DELS DRETS DELS INFANTS – 20 DE NOVEMBRE

LES CHORISTES (LOS CHICOS DEL CORO) de Christophe Barratier

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Amb: Gérard Jugnot, François Berléand, Jean-Baptiste Maunier, Jacques Perrin, Kad Merad, Marianne Basler

 Sinopsis: En 1948 Clément Mathieu, profesor de música desempleado, acepta un puesto como profesor vigilante en un internado de reeducación de menores. El sistema represivo aplicado por el director conmociona a Mathieu. Enseñándoles música y canto coral a estos niños tan difíciles, Mathieu transformará sus vidas cotidianas.choristes-5

Critica: Historia cien mil millones de veces vista, pero tratada como nunca.

Tampoco es que la propuesta sea demasiado complicada, pero hasta ahora nadie lo había hecho así.

Para empezar, no hay ninguna estrellita de turno que acapare todas las escenas (Goldberg, Pfeiffer, Poitier…). El entrañable actor que encarna al profesor bonachón es Gérard Jugnot, un completo desconocido para la mayoría pero con el típico aspecto de bombona de butano que tan común es en las aulas de todo el mundo. El casting, en general, es fantástico.

Tampoco es un grupo de adolescentes barriobajeros, sino de niños internos por diversos motivos. Es creíble, por tanto, que reaccionen de ese modo ante una figura que les comprenda e intente ayudarles.

La música y los coros son fantásticos. Mucho mejor que la típica banda sonora con grupitos de rap o con los refritos de clásicos. ¡Ah!, y los chicos son buenos actores, nada de la joven estrellita del pop reconvertida a la fuerza.

Por otra parte, el guion está muy bien trabajado. Se nota la implicación total de Barratier en esta historia.

Muy recomendable para espíritus tiernos.choristes-1

Synopsis : En 1948, Clément Mathieu, professeur de musique sans emploi accepte un poste de surveillant dans un internat de rééducation pour mineurs ; le système répressif appliqué par le directeur, Rachin, bouleverse Mathieu. En initiant ces enfants difficiles à la musique et au chant choral, Mathieu parviendra à transformer leur quotidien.choristes-7

Critique : Inspiré du film La cage aux rossignols, réalisé en 1945 par Jean Dréville avec Noël-Noël, Les choristes est un vrai instantané d’émotion, sans prétention mais d’une justesse rare. En filmant l’histoire de ce musicien raté qui, sans jamais chercher la gloire, transmet sa passion à de jeunes enfants blessés par la vie, Christophe Barratier nous livre un message profondément humain et généreux. Chanter pour se construire et retrouver l’estime de soi.

Cœur du film, la chorale en constitue bien sûr le point sensible, portée notamment par la voix puissante et cristalline du jeune Jean-Baptiste Maunier, magnifique de beauté et de talent dans son tout premier rôle au cinéma. Tous les acteurs sont d’ailleurs au diapason de la partition musicale, composée par Bruno Coulais, un habitué des productions de Jacques Perrin (Himalaya). Dans un rôle de “passeur”, Gérard Jugnot interprète, avec justesse un personnage pleinement sympathique et d’une générosité sans retenue. Parfait pendant de Gérard Jugnot, François Berléand campe à merveille un directeur aigri et ultra-autoritaire, infligeant aux enfants la douleur et l’amertume d’une vie de désillusions. Enfin, loin de ses guignoleries habituelles (Qui a tué Pamela Rose ?), Kad Merad rentre parfaitement lui aussi dans la peau de ce professeur cassant qui est, progressivement, gagné par la tendresse et l’amour que porte Clément Mathieu à ces enfants.

On peut certes reprocher au film d’être plein de bons sentiments. Mais Christophe Barratier, en s’effaçant judicieusement derrière sa caméra pour faire la part belle à son histoire et à la musique, évite toute sensiblerie, ne tombant jamais dans un mélo mièvre et guimauve. Il livre au contraire un petit joyau, plein de tendresse, de drôlerie et d’espoir.choristes-6

“Catherine Deneuve, belle et bien là” (Catherine Deneuve, siempre bella) · DILLUNS DE CINEMA

Dilluns 28 d’ocutbre, a les 8 del vespre (entrada gratuïta, aforament limitat)

Catherine Deneuve, belle et bien là

D’Anne Andreu (2009 – 51’)

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Amb: Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Arnaud Desplechin, Louis Garrel, Benoît Jacquot, André Téchiné, Régis Wargnier

Sinopsi: Tanto por su carrera profesional como por su belleza, elegancia e incomparable glamour, Catherine Deneuve se ha convertido en uno de los iconos femeninos de la historia del cine. Este documental repasa la vida y obra de una de las grandes divas del séptimo arte.

 

Critica: Totes les actrius menteixen, és la seva missió, Catherine Deneuve ho fa sense voler. El que crida l’atenció amb ella és la seva honestedat i la força del retrat que li dedica Anne Andreu, és fer d’aquesta honestedat una imatge brillant.

(…) Càlid, atent i sensible, és una Deneuve nova que surt crescuda, d’aquest retrat. ”

Synopsis : Catherine Deneuve se moque de la célébrité, mais il y a longtemps que la gloire a fait d’elle une icône et qu’elle occupe une place à part dans notre imaginaire. La star ne se laisse pas facilement approcher, mais quand elle accorde sa confiance, elle tient parole. Si la carrière de Catherine Deneuve raconte un demi-siècle de cinéma, elle témoigne aussi de la force d’une génération qui a connu la plus profonde transformation des moeurs.

 

Critique: Mais si toutes les actrices mentent, c’est leur mission, Catherine Deneuve le fait sans le vouloir. Ce qui frappe violemment chez elle, c’est son honnêteté, et la force du portrait que lui consacre Anne Andreu, c’est de rendre cette honnêteté éclatante.

(…) Chaleureuse, attentive et fondante, c’est une Deneuve neuve qui sort, grandie, de ce portrait.”

ELS DILLUNS DEL CINEMA EN VOS · 25 DE FEBRER

DILLUNS 25 DE FEBRER A LES 20.00 h, entrada lliure

COMPLICES de Frédéric Mermoud (2010)

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Amb: Gilbert Melki, Emmanuelle Devos, Nina Meurisse i Cyril Descours – 1h33

Sinopsis: Vincent i Rebecca no tenen més que 18 anys i s’estimen amb passió. Tot i això, dos mesos després de trobar-se, el cos de Vincent és trobat al Roine, i Rebecca ha desaparegut. Mentre els inspectors encarregats del cas retroben el fil d’aquesta història d’amor, es confronten a les fallides de les seves pròpies vides.

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Crítica: Internar-se en els laberints de la policia francesa a la gran pantalla equival a prendre un gran risc, el de recordar els centenars de sèries i telefilms que posen en escena les forces de l’ordre, fins al punt d’haver establert un clixé massa transitat. Frédéric Mermoud, pel contrari, signa el seu primer llargmetratge amb una visió polièdrica i matisada que va més enllà del típic film noir.

Es considera, així, els policies com a individus que poden girar la cara de fàstic davant un cos putrefacte, tenir preocupacions en la seva vida afectiva, o veure’s particularment afectats per un cas que els recordi a la seva història personal. Aquest acostament és indicatiu de la visió d’un director que refusa la realitat monocromàtica per considerar millor les paradoxes, secrets i incongruències d’unes vides fetes d’instints i d’impulsos.

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Prou ràpid, l’espectador se n’adona que la complicitat del títol és un terme d’accents més sentimentals que jurídics. El film elabora dues històries, entra en dos universos les relacions dels quals semblen en principi molt restringides, per tal de dibuixar aquestes dues parelles de personatges, dos adolescents i dos adults, un paral·lel.

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Synopsis . Vincent et Rebecca ont à peine 18 ans et s’aiment avec passion et insouciance. Pourtant, deux mois après leur rencontre, le corps de Vincent est repêché dans le Rhône et Rebecca a disparu. L’inspecteur Hervé Cagan et sa coéquipière Karine Mangin enquêtent. Alors qu’ils remontent le fil de l’histoire d’amour qui liait les deux amants, ils se retrouvent confrontés aux failles de leurs propres vies.

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Critique : L’une des principales qualités de Complices est de ne pas en faire des caisses pour se donner un genre : contrairement à d’autres qui se sont frottés récemment au polar, Frédéric Mermoud sort un premier long métrage sans effets à l’américaine. Un atout dans un cinéma français où l’on constate que cet habillage est souvent toc, mal ajusté et ne fait au final que masquer un cruel manque d’idées. Ouf, nous voilà enfin débarrassés de ces tueurs psychopathes sataniques grand-guignolesques, véritables tartes à la crème scénaristiques. Que reste-t-il alors ? A vrai dire ce qui compte, à commencer par des personnages qui tiennent la route.

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Deux flics mènent une enquête suite à la découverte du cadavre d’un jeune homme. Le suspense ne se situe pas là où on l’attend, l’affaire n’a rien d’original (une histoire de prostitution qui dégénère), mais le film assume pleinement la banalité de son intrigue policière. Si tension il y a, celle-ci dépend principalement des sentiments amoureux en jeu et de l’épaisseur temporelle qui leur est donnée. Au fil des recherches menées, l’histoire de la victime et de sa petite amie resurgit par flash-backs.

Vincent rencontre Rebecca dans un cybercafé, où il appâte ses clients sur le net. Il ne lui avoue pas immédiatement qu’il se pro stitue, puis finit par l’embarquer avec lui dans son commerce. Leur passé récent remonte par petites touches naturalistes et sensuelles réussies (le regard intense et le sourire gourmand de la jeune amoureuse à peine sortie de l’adolescence), qui échappent de justesse à la complaisance en mêlant subtilement le chaud et le froid, une chair vibrante et une chair triste. Ces immersions perdraient sans doute en épaisseur si elles ne trouvaient un bel écho dans le duo de policiers formé par les excellents Gilbert Melki et Emmanuelle Devos.

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Au jeune couple fougueux et inconscient (Nina Meurisse et Cyril Descours, très justes) répondent en effet ces deux autres complices unis par les liens du travail et une prudente amitié amoureuse. En leur compagnie, le film respire et élargit sa palette en mêlant leur investissement grave et ému, leur souci quasi parental, à une légèreté de ton parfois proche de la comédie sentimentale. Ainsi évacuent-ils la tension de la journée, et sans doute aussi leur frustration sexuelle, en jouant au ping-pong dans des tenues pas très sexy ou en ironisant sur leur célibat.

Ils nous renvoient finalement à un autre temps du couple, à un après mélancolique assez beau car, malgré la désillusion, une parcelle de désir, même frileux, semble toujours subsister en eux. C’est cette flamme fragile, préservée avec bienveillance, qui fait le charme de Complices, bon petit film parfaitement incarné.