DILLUNS DE CINEMA EN VOS · Dilluns 20 de gener 2014

Dilluns 20 de gener de 2014 a les 8 del vespre

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Amb: Maïwenn Le Besco, Mélanie Doutey, Jeanne Balibar, Karole Rocher, Karin Viard, Joey Starr, Charlotte Rampling, Julie Depardieu, Marina Foïs, Linh-Dan Pham, Pascal Greggory, Yvan Attal, Nicolas Briançon, Muriel Robin, Bertrand Blier, Jacques Weber, Estelle Lefébure

Sinopsis: Una directora quiere rodar un documental sobre toda clase de actrices: las populares, las desconocidas, las intelectuales, las cómicas, las olvidadas. La autora no para de rodar, pero acaba dejándose atrapar y devorar por esas mujeres tan frágiles como manipuladoras.

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Synopsis : Une réalisatrice veut faire un documentaire sur les actrices, toutes les actrices : les populaires, les inconnues, les intellos, les comiques, les oubliées… Filmant tout, tout, tout, avec ou sans leur accord, la réalisatrice va se prendre au jeu et se laisser dévorer par ces femmes aussi fragiles que manipulatrices…

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Critica:

“Una es más auténtica

cuanto más se parece a lo que ha soñado

de sí misma.”

Antonia San Juan – “Todo sobre mi madre”

“El baile de las actrices” es la plasmación del deseo de una realizadora de homenajear a las actrices de todo tipo mediante un documental: Estrellas populares, desconocidas, intelectuales, cómicas e incluso, olvidadas. Filmando todo y cada una de ellas, con o sin permiso, la propia directora queda atrapada en su propio juego y ella misma se permite ser devorada por estas particulares mujeres que resultan tan frágiles como manipuladoras.

Tímidas, engreídas, explosivas, maternales, cínicas, disciplinadas, infantiles, manipuladoras, fumadoras, solitarias, ridículas, dominantes, lloronas. En “El baile de las actrices” de Maïwenn Le Besco vemos el actuar como un fenómeno, es la vida de la actriz como fenómeno en la vida de la mujer. Son las ganas de huir y la sinceridad despiadada. Son esas mujeres superadas y luego devoradas por su propia feminidad, dominadas repentinamente por el deseo maternal, atrapadas de un momento a otro por la edad, intoxicadas de soledad y gastos compulsivos. Pero, a diferencia de otras mujeres que no se dedican a la actuación (profesionalmente), estas tienen eso que consigue que lo que fuera evidente hace apenas unos minutos sea de repente absolutamente peculiar e impenetrable ahora, y más tarde, silenciosamente superado.

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Pero dentro del gremio actoral, también encontramos diversas formas de experimentar esa peculiar evidencia silenciada, y en el intento por retratar algunos de estos casos se articula la película.

Con la estructura del falso documental, Maïwenn consigue crear una falsa ficción en torno a su experiencia a la hora de rodar un documental sobre las actrices, sobre sus vidas más allá del papel que interpretan; irrumpiendo descaradamente en la vida de Charlotte Rampling, colándose en el quirófano con Marina Foïs, viajando a la India con Mélanie Doutey o en las clases de interpretación de Karole Rocher. Siempre con su cámara en mano, preguntando, interpelando, registrándolo todo como si cada fragmento de la realidad de esas mujeres fuese todo un descubrimiento, rompiendo protocolos e idolatrías, superando sus miedos, vergüenzas y obligaciones familiares por la película que quiere rodar. En el papel que le toca a Maïwenn en la película de Maïwenn veo ese “Todo por el cine” que a veces se olvidan incluir en los programas educativos de algunas escuelas orientadas a este medio. La pasión, que dicen. La pasión que justifica cualquier acto, cualquier locura, como la de encerrar a quince actrices consagradas en una sala y decirles a la cara quienes son para ti, que significan, que te dan y que te quitan a ti, a la cara, escupírselo a la cara, encerrar a quince monstruos y tratarlos como hace tiempo que no los tratan, como corderos, como simples y vulgares corderitos que a veces, según se miren, dan pena. Una locura maravillosa.

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Critique : Il y a trois ans, Maïwenn « tout court » (elle se préfère sans son patronyme, Le Besco) nous avait bluffés avec son premier long métrage, Pardonnez-moi, une auto­fiction à fleur de peau, drôle et cruelle, son Festen à elle. Beaucoup plus glamour avec son casting prestigieux et son affiche féminissime, Le Bal des actrices est une autre forme de défi. Une fiction totale déguisée en documentaire où, toujours armée de sa petite caméra DV, la jeune cinéaste colle aux basques de Karin Viard, Mélanie Doutey, Marina Foïs, Julie Depardieu, Charlotte Rampling, Jeanne Balibar, Romane Bohringer ou encore Muriel Robin.

Chacune interprète son propre rôle tout en se moquant- en se « jouant » – d’elle-même. En fait, c’est à un bal masqué, plein d’humour et de chansons composées par la fine fleur de la nouvelle chanson française (Benjamin Biolay, Anaïs…), que Maïwenn nous convie. Une farandole où elle déplace les étiquettes, faisant endosser à l’une celle d’une autre, décalant juste ce qu’il faut les images respectives de ses comédiennes.

Karin Viard s’amuse comme une folle à jouer l’actrice qui trouve la France trop petite pour elle et ambitionne une car­rière aux Etats-Unis, quitte à sacrifier son rôle de mère. Pourtant, c’est dans la cour d’une ferme et dirigée par un Bertrand Blier réputé misogyne que cette coquine de Maïwenn filme Karin, affolée par une ­vache plus capricieuse qu’elle ! Mélanie Doutey devient une jeune star bankable déjà lasse de son statut et qui fuit se ressourcer en Inde. Mais, revenue de son escapade humanitaire, elle ne supporte pas d’avoir loupé « le rôle de sa vie », confié en son absence à une émouvante Romane ­Bohringer qui, elle, se croyait finie. L’une joue, l’autre pas…

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Au gré de la comédie pointent ainsi de vrais moments de vérité, particulièrement touchants : Julie Depardieu confiant que la quantité de fleurs dans ses cheveux augmente au gré de sa déprime, Marina Foïs humiliée par une directrice de casting qui ne connaît d’elle que Les Robins des bois, ou Estelle Lefébure soudain meilleure ­actrice que toutes les autres quand elle pleure derrière ses lunettes noires…

Et Maïwenn dans tout ça ? Omniprésente, filmeuse filmée, s’inventant un amour avec un Joey Starr confondant de naturel et de drôlerie, elle est au centre de ce kaléidoscope cocasse sur ces femmes qui ont – plus que les autres ? – besoin d’être aimées. Summum de la mise en abyme, ­elle conclut son film par une projection privée où ses actrices, furibardes, prétendent qu’on ne voit qu’elle, Maïwenn, à l’écran ! Par cette pirouette finale, la petite maligne pare d’avance aux éventuelles ­critiques sur son narcissisme. Pardonnez-moi, demande-t-elle une deuxième fois. Pour savoir si bien mener ce bal, elle est toute pardonnée.

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DILLUNS DE CINEMA EN VOS · 14 DE GENER

DILLUNS 14 DE GENER A LES 8 DEL VESPRE

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RAPT (2009) de Lucas Belvaux – 2h05

 

Amb: Yvan Attal, Anne Consigny, André Marcon, Françoise Fabian, Alex Descas, Michel Voïta, Gérard Meylan

 

Sinopsis: Un matí segresten a Stanislas Graff, un influent empresari. Sense informació de l’exterior, la víctima resisteix la tortura, mentre el seu entorn es distancia d’ell a mida que s’adonen que es tracta d’un home molt diferent del que pensaven.

Crítica: El director belga Lucas Belvaux ens presenta aquest film que gira al voltant d’un segrest: un argument potser típic, el rapte d’un home de negocis adinerat i la demanda del rescat a la seva família. És aquesta una pel·lícula estructurada de manera doble, de tal manera que se’ns planteja, per una banda, la situació de soledat del segrestat i, en una altra línia narrativa, la vivència dels esdeveniments per part del seu entorn familiar i professional.

Malgrat la primera impressió que podria formar-nos aquest plantejament, cal destacar que l’obra no recorre els camins ja vistos en el tractament fílmic d’aquestes temàtiques: Rapt s’allunya dels convencionalismes quant al drama familiar, en un muntatge que defuig bandes sonores que manipulin l’espectador; aborda les escenes de confinament en un to succint i aspre; i no ens empeny a formar-nos cap judici moral definitiu quant al protagonista, impregnant el film d’una ambigüitat moral que s’agraeix, en tant que cada espectador és lliure de fer-se les seves opinions.

De fet, l’interès del director per explorar les qüestions de classe, societat i identitat (en lloc d’entregar-nos simplement una successió de suspens i sentimentalisme) fa de Rapt un film original i substancial, que va més enllà d’allò a què estem acostumats.

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Synopsis: Homme d’industrie et de pouvoir, Stanislas Graff est enlevé un matin comme les autres devant son immeuble par un commando de truands. Commence alors un calvaire qui durera plusieurs semaines. Amputé, humilié, nié dans son humanité, il résiste en ne laissant aucune prise à ses ravisseurs. Il accepte tout sans révolte, sans cri, sans plainte, c’est par la dignité qu’il répond à la barbarie. Au-dehors, son monde se fissure au fur et à mesure de la révélation de sa personnalité. Tout ce qu’il avait réussi à garder d’intimité, son jardin secret, est révélé à sa famille par l’enquête de police ou celle de la presse. Chacun découvre un homme qui est loin de ressembler à celui qu’il imaginait…

Critique : “Cet homme, que le scénario fait enlever contre rançon une fois son portrait brossé en deux temps trois mouvements, n’est plus un otage comme les autres, il est une proie dedans comme dehors où les révélations sur sa vie dissolue font la joie momentanée des journaux. En geôle, le PDG change d’allure, se fait Christ, dehors il est un otage qui perd la face. Et perdre ou ne pas perdre la face est la véritable question qui traverse ce film, des cagoules des ravisseurs sans visage (mais sur lesquels Belvaux a un peu forcé le trait, avouons-le) aux mines de circonstance que toute la galaxie Graff va emprunter au fur et à mesure que le roi sera nu, déshabillé par la presse, lâché par ses actionnaires, et jugé par ses proches (Françoise Fabian, royale, en grande bourge qui connaît assez la vie pour en tirer une certaine realpolitique). Drôle de film que Rapt. Ne pas se fier aux traits propres au film noir (enlèvement, rançon) sous lesquels il avance. Ce sont les réactions en chaîne d’une société froidement et uniquement basée sur l’image (que l’on «gère» comme le reste) qui, profondément, l’inquiète. ” Philippe Azoury, Libération

Video (en VOSE): http://xurl.es/rapt