DILLUNS DE CINEMA EN VOS · Dilluns 2 de juny a les 8 del vespre, entrada gratuïta

Pierrot le Fou (version restaurée) de Jean-Luc Godard (1965 – 1h52)

pierrot-le-fou-image-5

Amb: Jean-Paul Belmond, Anna Karina, Raymond Devos, Dirk Sanders, Graziella Galvani

Sinopsis: Ferdinand Griffon, alias ‘Pierrot’, huye de París con Marianne, la niñera que ha contratado su esposa. La pareja se dirige al sur de Francia, pero el viaje se torna muy peligroso cuando una banda de gángsters con los que Marianne está implicada, les va pisando los talones.

pierrot-le-fou-image-0

Critica: Prodigiosa fábula, relato, metáfora o lo que sea, que escapa de etiquetas y fluye con total libertad hacia una cima privilegiada. Godard derrite la rutina, reinventa la cotidianeidad, fantasea con la vida. Desajusta a su antojo los géneros y juega con las convenciones cinematográficas, racionales y lógicas. Un ejercicio envolvente y de inmenso vigor, donde huir por el espacio es discurrir por la mente.
Un hombre y una mujer transitan por ese mundo, que no es otro que una Francia provinciana, campestre y playera. Van conociéndose y divagando, de un modo tan sutil y perspicaz como sugestivo. Es una ficción mágica, no fantástica, sino de ingredientes rutinarios y corrientes. Pero se trastocan las piezas. Nadie pretende encajarlas. El argumento es solamente una de ellas. El argumento es un pretexto. El argumento es la mentira del cine. Una especie de delirio controlado se apodera de los personajes y con el acicate de la abstracción mental todo es más auténtico.
¿Qué más se puede decir? Pues que toda la película es una broma. No es más que eso, como la vida misma. El humor es connatural y en algunas escenas (no perderse la del hombre en el embarcadero) totalmente portentoso. Arte. Poesía. Gabachadas. Lo que se quiera. Una auténtica lección. Godard atrapa más vida que la que jamás lograrán desprender algunos millones de kilómetros de celuloide juntos.
Bendita locura, la que nos libera.

pierrot-le-fou-image-4

Synopsis : Ferdinand vient de perdre son travail. Il décide de refaire sa vie avec Marianne, une jeune étudiante qu’il a jadis aimée. Marianne commence par lui annoncer qu’il faut se débarrasser du cadavre qui se trouve dans la pièce à côté, un trafiquant à mi-chemin entre la politique et le gangstérisme… Avec un polar comme scénario, Godard semble réinventer le cinéma. Poème bleu et rouge où la mer redevient mythique et les humains des dieux.

pierrot-le-fou-image-2Critique : ” Avec Pierrot le fou, c’est comme si nous ignorions tout de Godard, de la critique et du cinéma. L’oeuvre était pourtant « prévisible », qui fait sur plus d’un point la somme des neuf autres, reprenant tour à tour thèmes, situations, personnages, couleurs, propos et drames d’À bout de souffle à Bande à part, du Mépris à Une

femme est une femme, mais pour mieux les laisser derrière elle. (…)
La première tentation est d’isoler le film comme un accident, peut-être appelé par l’incurvation  abrupte d’À bout de souffle ou l’impressionnisme douloureux de Bande à part. Approche de surfaces, détails : la coloration et le rythme nous guident plutôt, par les différences et les exceptions mêmes, vers Une femme est une femme où la disposition fissurée, fêlée, rompue, de l’exposition, au lieu de provoquer quelque régression dilate les figures, les souligne en les élargissant, visant une amplitude si démesurée que son atteinte interdit toute survivance et bascule du même coup, exténuée, en déséquilibre. Tension hésitante, intermittente, têtue, d’Une femme est une femme : sans participer d’un mouvement circulaire vouant le film à une répétition discontinue (Une femme mariée), le récit prenait le temps de revenir en arrière.
Dans Pierrot le fou, les variations ne sont pas étales, divergentes, mais précipitées, répercutées. Au lieu d’être évalué, le hasard est traversé. Le mouvement transversal empêche chaque obstacle, crevant l’étendue et l’équilibre apparent qu’elle impose. Godard ne filme pas les  cassures mais le vol en éclats, la succession. Non plus un dépliement, une juxtaposition, mais un accéléré. Le film raconte une seconde – bruits et couleurs apparus par mouvance, réfraction, éblouissement – et la fuite de ce qu’elle comporte, sans souci de traces ou de récupérations. (…)
Comme La Forêt interdite dont il détient l’exacerbation, entre le bleu et l’atroce, Pierrot le fou possède la pulsion crispée d’une naissance, chute amorcée, vécue et rêvée, sorte d’initiation. Mais au fil de l’élan qu’il s’efforce de mettre à jour s’imprime en transparence un mouvement parallèle et contradictoire où subsistent les traînées sanglantes, les giclées écarlates dont la fréquence rappelle autant de barrières susceptibles d’empiéter sur le tracé originel, de le perturber, voire de l’arrêter.
Si bien que la fuite éperdue, la traversée solitaire, semble puiser son énergie, sa conviction, de la menace qui la guette et dont le déploiement afflue par vagues subites de plus en plus pressantes, imposant les parcours secondaires, les échappatoires, les déviations. Et la course de Pierrot rattrape sa menace, ouverte à une autre chute possible, à une prochaine seconde à vivre…”
Jean-André Fieschi et André Téchiné, Octobre 1965, Cahiers du Cinéma

Anuncis

Deixa un comentari

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

Esteu comentant fent servir el compte WordPress.com. Log Out / Canvia )

Twitter picture

Esteu comentant fent servir el compte Twitter. Log Out / Canvia )

Facebook photo

Esteu comentant fent servir el compte Facebook. Log Out / Canvia )

Google+ photo

Esteu comentant fent servir el compte Google+. Log Out / Canvia )

Connecting to %s